En décembre
1729, révolution paysane,
dirigée contre le paiement
de l'impôt (il y avait
eu une famine en 1729),
éclate dans le Boziu et
s'étend aux régions environnantes.
Bastia
est mis à sac en février
1730.
D'abord
réticent, les notables
étaient plutôt du coté
des Gênois, mais ils se
rangent du coté des paysans
corses lorsque le sang
corse coule en mars 1730.
Trois notables sont proclamés
Généraux de la Nation
Corse en décembre 1730
: Luigi Giafferi, Andréa
Ceccaldi, et l'abbé Raffaelli
d'Orenza représentant
les trois ordres de la
nation (populaire, noblesse
corse et clergé). Encadré
par les notables, la jacquerie
se transforme, dès 1730,
en révolution politique.
Gênes, dépassé par l'ampleur
de la révolte, fait appel
aux troupes de l'empereur
Charles VI.
Vaincues en 1731, elles
reçoivent des renforts
et soumettent les rebelles
en 1732.
Gênes accorde des concessions
garanties par l'empereur.
Mais, dès 1733, après
le départ des troupes
impériales, les révoltes
reprennent dans le Rustinu
dirigées par Giacintu
Paoli (pére de Pasquale).
L'événement politique
majeur de cette deuxième
insurrection est la consulte
nationale qui se tient
à Orenza en janvier 1735.
L'avocat Sebastiano Costa
rédige la Constitution
Corse.
Le
Dio vi salvi Regina est
adopté comme hymne national
corse.
L'image de l'Immaculée
Conception de la Vierge
figure désormais sur les
étendards des insurgés.
L'exécutif est confié
à trois primats : Giafferi,
Paoli et Ceccaldi.
En avril 1736, un aventurier
allemand, le baron Von
Neuhoff arrive en corse.
Les primats se disent
:"tiens ca ne serait
pas mal si on en faisait
un roi de celui là",
et c'est ainsi que le
baron Von Neuhoff devint
Théodore Ier roi de Corse.
Il quitta l'île dès novembre
1736.
La convention franco-génoise
de 1737 permet à la France
de débarquer à Bastia
en février 1738.
En juillet 1739, les Corses
se rendent et leurs chefs
sont exilés à Naples,
dont Paoli qui emmène
son fils Pascal.
En
1741, au départ des français
de la Corse succède la
troisième insurrection
corse.
Le consulte de Boziu,
en mars 1743, institue
la régence pour le royaume
de Corse. Mais, en novembre
1745, une alliance austro-sarde
s'empare de Bastia repris
par les génois en 1746.
Les
français interviennent
pour la deuxième fois
en Corse en mars 1748
jusqu'en 1753 laissant
l'île entre les mains
des insurgés dont le chef,
Gian Pietro Gaffori, a
été élu Général de la
Nation lors du consulte
d'Orezza en 1751.
Gaffori est assassiné
à Corte le 3 octobre 1753.
Clément Paoli, fils aîné
de Giacintu Paoli, est
nommé à la tête de la
régence.