La
Corse de 1870 à 1939


En 1889, les cendres de
Pasquale Paoli, sont rapatriés
a Morosaglia, son village
natal.
La première ligne de chemin de fer Bastia-Ajaccio est construite entre
1883 et 1894. Mais l'économie
insulaire ne peut résister
à la concurrence capitaliste.
L'huile
d'olive est remplacée
par celle, moins chère,
de la Provence et d'Afrique
du Nord. Les industries
sont ruinées par les entreprises
de la métropole.
Paradoxalement
, les réalisations françaises
les plus efficaces en
Corse telles que les routes,
le chemin de fer et les
bateaux à vapeur favorisent
l'importation des produits
agricoles et artisanaux,
plus variés, de meilleur
qualité et moins coûteux
à l'intérieur de l'île.
Le maquis s'agrandit et
représente 20% des terres
cultivables en 1913.
La conséquence du déclin
progressif des activités
de la Corse traditionnelle
est l'émigration de nombreux
corses vers la métropole
et la fonctionnarisation
d'une grande partie. 
Vers
1900, le Parti Corse naît
dont les revendications
sont les promesses non
tenues par la France et
menace de séparatisme,
thèse que défend le journal
ajaccien Corsica. Les
revendications culturelles
apparaissent dans l'hebdomadaire
bastiais Tramuntanula,
créé par Santu Casanova
en 1895, qui parait en
langue corse.
La
guerre 1914-1918 entraîne
la perte de 20 000 corses.
Une injustice est crée
pendant cette guerre:
les ressortissants français
ou assimilés en âge d'être
appelés ne partent pas
au front s'ils sont père
de plus de quatres enfants
sauf les corses et les
sénégalais.
Après la guerre,
l'agriculture décline
irrémédiablement et le
maquis va recouvrir près
de la moitié du territoire.
L'émigration vers la métropole
s'amplifie.
En
1922, la première liaison
aérienne commerciale vers
Ajaccio est créée. Le
mouvement régionaliste
A Muvra se discrédite
par sa complicité avec
les visées italiennes
sur l'île appelé irrédentisme.
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En
1938 et 1939, des
manifestations populaires
contre l'irrédentisme
expriment l'attachement
des corses à la France.
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