Retour à l'accueil du site
Le livre d'or
Liens
Rechercher sur le site

 

I canti corsi

Un combat

Les polyphonies

E paghjelle

Chjam'é rispondi

I Muvrini

Jacques Argenti

 

Annuaire de sites corses

 

 

 

 

 

 


En Corse, on ne fredonne pas : on chante !
Parce que la poésie est née avec la langue, elle s'est transmise oralement par le chant. C'est justement parce qu'elle se transmet oralement qu'elle fut menacée et que certains chants ne se pratiquent plus.
Les polyphonies portent en elles toute notre histoire, notre mémoire, notre culture, et leurs origines sont multiples.

Les chants corses ne créent pas les liens, ils les révèlent : on ne chante pas seul ou pour soi, mais avec les autres et pour les autres, à l'église, au bar, sur la place. Leurs auteurs, n'appartiennent pas à une classe sociale prédéfinie, ils peuvent être bergers ou institeurs, et ces chants sont très souvent improvisés.

 

La polyphonie corse joue un rôle social, de la naissance à la mort, elle se nourrit de la vie quotidienne, à travers les événements de la vie.

 

paghjella : chant profane, qui se chante entre amis au café ou en plein air. Composée de trois voix.

chjam'è rispondi : c'est un jeux de rimes où deux personnes s'attaquent en poésie improvisée, et rivalisent de talent et embellissent les mots.

sirinata : chant d'amour ou de séduction que chantaient les jeunes gens pour leur bien-aimée.

voceru : lamentation funèbre était l'apanage des femmes, toilette, pleurs, veillées et bien sur les chants leur étaient réservés, parce qu'elles enfantent, ce passage aussi particulier que la naissance était en leur pouvoir. Le clergé le tolérera mais ne l'acceptera jamais.

nana : berceuse que chantaient les mères et les grands mères aux enfants

lamentu : n'est pas forcement parti lié avec la mort comme le sont i voceri, ce sont en fait des récits de vie, il permet à partir de quelques bribes de souvenirs d'évoquer un être disparu. C'est un chant de détresse, d'exil, de malheur.

Madrigale :chant poétique composé de onze pieds et en rimes libres.

Terzettu : C 'est une forme de la madrigale, mais la tenue de fin de vers est moins longue .

Les chants électoraux : chants satiriques

Tribbière : chants des moissonneurs

Cantara : Aubade accompagnée d'une guitare, d'un violon ou d'une cetera.