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E paghjelle, à l'origine sont basées sur les questions/réponses. Composé de huit pieds, la paghjella est un chant profane, , même si certains chants d'église furent calques sur ce modèle, elle peut tout aborder, tous les sujets, et se pratique entre amis, c'est un chant improvisé, un chant idéal de retrouvailles autour d'un comptoir ou lors d'une fête.
A paghjella accorde la primauté au chant, à la voix, sur le texte, et se chante généralement sans accompagnement.
Parce qu'elle dénote un certain art de vivre en commun, les chanteurs se placent en cercle, le bras placé parfois sur l'épaule du voisin. La main sur l'oreille peut avoir deux raisons :
- fermer l'oreille pour écouter les autres chanteur
- soit, à l'inverse, l'ouvrir en pavillon pour mieux entendre son propre chant.
Ce geste peut pour certains devenir instinctif, car il permet de participer psychologiquement à la circulation des sons.
A paghjella ,chant à trois voix à l'origine masculin (aujourd'hui des femmes chantent e paghjelle), le nombre n'est pas limitatif, le bassu pouvant être renforcé
- U bassu (grave) il a un rôle harmonique et soutient la seconda
- A secunda (moyenne) c'est la voix principale, celle qui mène la mélodie, celle qui porte le chant et entonne.
- A terzu (aigu) est tenue par un seul chanteur, elle a un rôle ornemental, c'est la dernière a intervenir.
A paghjella s'impose comme la forme qui définit le mieux la singularité musicale de la corse
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