Fort, grand , robuste et beau parleur, Parfait Montecatini, fut trés jeune, célébre non seulement dans son village de Paslaca mais aussi dans toute la Balagne, pour ses talents de bon tireur.

Il avait seize ans, ce jour, où il s'exerçait dans la campagne avec un vieux pistolet à coup appelé "catana", il tua accidentellement un paysan. Il s'exila donc pour le Vénézuela.

Au Vénézuela Montecatini s'y imposa trés vite par sa force et son intelligence.

Il chassa le serpent qui terrorisait le pays et découvrit une mine d'or. Il devint ainsi trés riche, et surtout célébre dans toute l'Amérique du sud.

Un jour, il arriva que le président de la république Vénézuélienne soit renversé, Montecatini le remis en place en moins de deux semaines, voilà pourquoi le président le nomma général de l'armée.

Riche et couvert d'honneurs, il quitta Caracas et rentra en Corse.

Une légende se créa autour de sa personne. En Balagne on raconte que c'est par chariots entiers qu'il distribuait du blé aux pauvres.
Quand il arrivait dans un village il donnait toujours un louis d'or à l'enfant qui gardait son cheval.

On raconte aussi qu'à Bastia, passant sur le cours Paoli dans une calèche tirée par des chevaux blancs le capitaine de gendarmerie lui cria "Quel magnifique attelage mon général !"
"Il vous plait ?" répondit Montecatini "hè bien je vous en fais cadeau !"

On raconte encore qu'en période électorale il rencontra un groupe de républicains et leur dit " je brule la cervelle à celui qui s'amusera à crier vive la république" (il faut préciser que Montecatini était bonapartiste).
Un paysan dit-on sortit alors du groupe, regarda montecatini dans les yeux et lui dit "Vive la république !"
En Balagne, les uns disent que le général sortit son révolver et tua le républicain, d'autres racontent qu'avant même que le général eut le temps de sortir son arme, le paysan l'avait assommé d'un grand coup de gourdin.