Une soirée idéale pour le football que celle de ce mercredi 28 septembre à Lisbonne: il faisait doux et malgré l’heure tardive du match (21 h 30), les Lisbonnais avaient envahi très tôt les alentours du grand stade José Alvade.
On savait déjà que ce match ne serait pas une balade d'agrément. De fait les premières minutes de la rencontre confirmèrent la détermination des Portugais à se qualifier... par tous les moyens !
Les Bastiais, groupés en défense, laissaient passer l'orage. En fait, un véritable déluge d'agressions qui enrayaient au départ toutes les tentatives de contre-attaques corses.
Au bout d'un quart d'heure de ce régime, le malheureux Burkhard devait d'ailleurs quitter le terrain sur une civière, après une intervention... énergique de Da Costa.
Dans le stade, seul M. Dubach, l’arbitre suisse, n'avait pas vu la faute ! Peu à peu, notre équipe de Cahuzac calmait le jeu. Elle étouffait les Portugais qui n'arrivaient pas à développer les grandes ouvertures qui leur avaient si bien réussi à Furiani. Pourtant l'attaque du Sporting ne chômait pas, à l'image de son meneur de jeu Salif Keita. Le malien, dans cette première mi-temps, fut à l’origine de presque toutes les actions dangereuses de son équipe. Malheureusement pour lui, ce soir-là, Bastia avait décidé de ne rien laisser passer et. malgré deux belles occasions manquées de Jordao (à la 21ème minute) et Keita (à la 34ème minute), ce fut Rep qui après une magnifique descente sur son aile faillit ouvrir la marque à la 42 ème minute, Botelho détournant in-extrémis en corner.
A la reprise les Bastiais commençaient à y croire : le temps et le score vierge jouaient pour eux et Keita, boitillant, n'était pas revenu sur le terrain. Leurs contre-attaques se faisaient de plus dangereuses et Botelho devait aller cueillir une balle sur la tète de Rep.
La partie s'acheminait lentement vers un score nul quand Manuel Fernandes, s'infiltrant, effaçait deux défenseurs bastiais et crucifiait Petrovic d'un tir fulgurant en pleine lucarne (73ème minute) (1-0) pour Lisbonne : la foule explosa littéralement.
Pour tous ces gens le Sporting, désormais ne pouvait plus perdre. Et pourtant... C'était mal connaître les Corses qui jetèrent leurs forces offensives jusque-là contenues dans la bataille. Les Portugais, usés par leurs débauches d'efforts en début de match se laissaient submerger et paniquaient. Rep, profitant d'un cafouillage provoqué par Mariot et Félix devant les buts portugais ne laissait aucune chance au gardien adverse et qualifiait par la même occasion son équipe (à la 86ème minute) (1-1).
Le désenchantement des joueurs du Sporting de Lisbonne allait, trois minutes plus tard se transformer en consternation : Mariot, profitant d'un contre, passait la défense et centrait pour Félix qui avait suivi et qui marquait le but victorieux (à la 89ème minute) (1-2).