
La Corse
Costa
Antoine leoni
U Maggiurellu
Reines et Rois
J.M Colombani
Poésie sur Occhiatana
Dulore
Monument aux morts

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Antoine Leoni

De gauche à droite :
U Maggiurellu, Pampasgiolu, et Minicale,
à la foire d'Ile Rousse en 1936
L'inspiration poétique (l'estru pueticu), jadis très répandue, possédée même par les illettrés, a toujours facilité l'improvisation (u chjama è rispondi), forme de chant très caractéristique et très pratiqué dans l'Île. Ces joutes improvisées et chantées sur un ton spirituel, souvent caustique, avaient pour cadre les foires, devant un public en nombre. L'apogée de ces chevaliers de la rime se situe, selon certains témoignages, vers les années trente.
Tous possédaient une voix caractéristique et un surnom à panache, souvent accolé au nom de leur village :
Minnellu d'Ascu ! U Furcatu d'Ota! L'Orsu d'Orezza ! Pampasgiolu ! Maestrale ! Minicale !...et u Maggiurellu d'occhiatana
En 1925, lors d'une joute mémorable qui dura toute une nuit, à la Santa du Niolu, le vainqueur, Antoine Leoni, fut classé hors concours pour les années à venir, et baptisé:
U Maggiurellu d'Occhjatana !
La tradition orale a permis à Antoine Ciosi de recueillir, avec devoir de les transmettre à son tour, quelques courts extraits de certaines joutes célèbres.
Foire du Niolu en 1929:
U Maggiurellu affronte l'Orsu d'Orezza
Sè tù si l'Orsu d'Orezza
D'Occhjatana so leone
Duve tù metti a pella
Eo ci faciu u tufone
Che tù passi a to vita
Sempre à fà riparazione
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