La coupe de la Ligue 1995

Un petit match bien triste

 

Le parcours de Bastia
Bastia - Amiens 3-0
Nantes - Bastia 0-1
Bastia - Guingamp 4-3
Bastia - Montpellier 3-1

La finale se joue entre Bastia et Paris Saint Germain au Parc des Princes
le mercredi 3 mai 1995

Bastia :
Valencony- Debu, Burnier,Leclerc,Santini - Casanova (puis Rool
17e), Faye, Ziani,- Vandecasteele, Rodriguez (puis Camadini 80e)
Drobnjak.
Entraineur : Antonetti

Paris Saint Germain :
Borrelli - Llacer, Ricardo, Roche, Kombouaré - Le
Guen (puis Bravo 58e), Guérin, Allou, Rai - Weah, Ginola (puis Nouma
60e). Entraineur : Fernandez

 

Cette première finale de la coupe de la ligue n'a pas attiré la grande
foule (24 663 spectateurs) et le stade est d'autant de supporters bastiais que parisiens.

Si Paris a la quasi-assurance d'obtenir une place en coupe de l'UEFA parle championnat, en revanche du côté des insulaires, la perspective d'une participation à cette coupe a de quoi leur mettre du coeur à l'ouvrage.

Lorsqu'on se remémore le formidable parcours de 1978 où le club Corse avait atteint la finale, il n'est pas difficile d'imaginer l'état d'esprit des joueurs portant le maillot à tête de Maure. Toute une île derrière une équipe, cela vous met la pression !
Le début de match est à l'avantage des bastiais mais la blessure de leur capitaine Casanova met rapidement à mal ces bonnes intentions.



Sans offrir un jeu vraiment construit et séduisant, les parisiens installent leur domination. Et c'est, comme d'habitude, sur coup de pied arrêté qu'ils font la différence, Roche reprenant un corner de Le Guen (21e).

Menés un but à zéro, les bastiais s'enhardissent et se crée des occasions par Rodriguez (33e) et Drobnjak (36e) qui trouvent Borelli sur leurs frappes. A la 44e, Drobnjak, bien servi par Rodriguez, d'une belle frappe du droit, égalise mais le but est refusé pour un hors-jeu très discutable. Colère des Bastiais tant sur le terrain que dans les tribunes où les supporters s'essaie au lancer de sièges sur la pelouse.



L'arbitre décide d'interrompre le match et attend que les responsables
corses aillent calmer les leurs.

Dès la reprise, l'engagement baisse de pied. Quelques actions tout de mêm : un tir de Nouma bien dévié par Valencony répond à un dribble manqué de Drobnjak (60e), une tentative d'Allou réplique à un centre de Rodriguez (62e).


Rien de bien folichon quand même dans un match décousu et brouillon, jusqu'à ce que Rai, d'une tête plongeante reprenant un centre d'Allou, assure à cinq minutes de la fin la victoire du PSG...

...Sans gloire et sans éclat.