Côté bastiais, cinq mille inconditionnels aux étendards bleu et blanc sont montés accompagner leurs Lions pour lultime épreuve.
Autant à Furiani, on avait vu les Corses réaliser des exploits sur un terrain exécrable, autant sur une superbe pelouse, leurs semelles semblent de plomb.
Cest de toute évidence le match de trop.
Pendant vingt-trois minutes, Bastia endigue tant bien que mal la tornade blanche.
Et soudain, de la gauche, Hiard voit partir le tir de Willy Van de Kerkhof.
Une parade désespéré : trop tard, le ballon roule déjà au fond des filets.
Un dernier sursaut dorgueil pendant cinq minutes mais laction se termine par un tir de Rep et une des rares parades de Van Beveren dans ce match à sens unique.
Et Bastia se replonge dans son béhétude. Jusquà la mi-temps.
Une belle action Rep Krimau à la reprise (49e) mais un pied blanc détourne en corner.
Deyckers remet les pendules à lheure d'une très belle reprise de volée à mi-hauteur (65e).
Bastia coule, Bastia pleure et Van der Kuylen (67e) porte lestocade : un tir sur la transversale repoussé pour lui-même. Orlanducci a beau se jeter, le ballon fuse et va se ficher dans la lucarne : 3-0. La cause est entendue. Bastia ne sauvera pas lhonneur.
Le PSV remporte sa première coupe européenne.
Bastia, peu à peu, émerge de son rêve, un beau rêve bleu que les joueurs de Cahuzac ont fait partager à des millions de Français