Bastia vivait, pensait en bleu.
Un seul absent à cette grande fête : le soleil qui, pour une fois, a boudé son pays. Pire : depuis une semaine, les orages sétaient succédés sur lÎle de Beauté et, deux heures avant le coup d envoi, un véritable déluge a transformé le stade Armand Césari en un innommable bourbier. Pourtant, larbitre décide de faire jouer le match.
Le PSV partait favori. Et pourtant
Pendant trente minutes, on ne vit que du bleu sur le terrain.
Les bastiais se plongent dans ce match corps et âme : malgré la boue, malgré les flaques qui stoppent la balle et faussent les trajectoires, les Corses réussissait à pratiquer un football lumineux.
On ne compte plus les occasions :
reprise de Lacuesta (20e)
tir de Rep (38e)
tête de Krimau (40e)
coup-franc de Larios (42e) qui échoue tour à tour sur un Van Beveren omniprésent.
Mais quand les partenaires de Papi commencent à payer en fatigue le tribut de leurs efforts impuissants, le PSV prouvent à plusieurs reprises, notamment par Van der Kuylen (35e) et surtout René Van de Kerkhof (30e) et (45e) que leur réputation nest pas usurpée.
La deuxième période réserve aux attaquants bastiais la partie la plus impraticable du terrain. Les dix-huit mètres adverses ressemblent à une rizière truffée de défenseurs bataves.
Le ballon est devenu une savonnette et marquer un but dans ces conditions aurait relevé du miracle. Il ne se produit pas.
En revanche, le PSV développe quelques contre-attaques qui trouve un Hiard ou un Cazes très vigilant. Un dernier coup-franc de Papi (73e) et un ultime rush de Krimau et Papi qui fait trembler les filets, mais de lextérieur. Finalement, les vingt-deux acteurs, maculés de boue, rentraient aux vestiaires sur le score de 0 à 0.