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Coupe UEFA 1978


32ème de finale
Aller :
Bastia - Lisbonne
Retour
:
Lisbonne - Bastia

16ème de finale
Aller :
Bastia - Newcastle
Retour :
Newcastle - Bastia

8ème de finale
Aller :
Bastia - Torino
Retour :
Torino - Bastia

Quart de finale
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Bastia - Ièna
Retour :
Ièna - Bastia

Demi finale
Aller :
Zurich - Bastia
Retour :
Bastia - Zurich

Finale
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Bastia - Eindhoven
Retour :
Eindhoven - Bastia

 

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Bastia - PSV Eindhoven

Finale de la La coupe de l’UEFA

Une histoire d’eau et le rêve passe

Le parcours de Bastia
Bastia - Sporting de Lisbonne (3-2 et 2-1)
Bastia - Newcastle (2-1 et 3-1)
Bastia - Torino (2-1 et 3-2)
Bastia – Carl Zeiss Iéna (7-2 et 2-4)
Grasshoppers Zurich – Bastia (3-2 et 0-1)

 

Bastia devient le troisième club français après Reims et Saint-Étienne à jouer une finale de coupe d’Europe et on rêve qu’il soit le premier club français à gagner une coupe d’Europe.

La finale se joue entre Bastia et le PSV Eindhoven.

Le match aller a lieu à Furiani le mercredi 26 avril 1978.

SEC Bastia : Hiard - Burkhard, Guesdon, Orlanducci, Cazes - Papi, Lacuesta (puis Félix 55e), Larios – Rep, Krimau, Mariot.
Entraîneur : Cahuzac

PSV Eindhoven : Van Beveren – Van Kraay, Krijgh, Stevens, Brandts, Poortvliet – Van der Kuylen, W. Van de Kerkhof, Deyckers - R. Van de Kerkhof, Lubse.
Entraîneur : Rijvers

 

Bastia est, pour un soir, la capitale européenne du football.

Bastia vivait, pensait en bleu.

Un seul absent à cette grande fête : le soleil qui, pour une fois, a boudé son pays. Pire : depuis une semaine, les orages s’étaient succédés sur l’Île de Beauté et, deux heures avant le coup d ‘envoi, un véritable déluge a transformé le stade Armand Césari en un innommable bourbier. Pourtant, l’arbitre décide de faire jouer le match.

Le PSV partait favori. Et pourtant…Pendant trente minutes, on ne vit que du bleu sur le terrain.

Les bastiais se plongent dans ce match corps et âme : malgré la boue, malgré les flaques qui stoppent la balle et faussent les trajectoires, les Corses réussissait à pratiquer un football lumineux.

On ne compte plus les occasions :
reprise de Lacuesta (20e)
tir de Rep (38e)
tête de Krimau (40e)
coup-franc de Larios (42e) qui échoue tour à tour sur un Van Beveren omniprésent.

Mais quand les partenaires de Papi commencent à payer en fatigue le tribut de leurs efforts impuissants, le PSV prouvent à plusieurs reprises, notamment par Van der Kuylen (35e) et surtout René Van de Kerkhof (30e) et (45e) que leur réputation n’est pas usurpée.

La deuxième période réserve aux attaquants bastiais la partie la plus impraticable du terrain. Les dix-huit mètres adverses ressemblent à une rizière truffée de défenseurs bataves.

Le ballon est devenu une savonnette et marquer un but dans ces conditions aurait relevé du miracle. Il ne se produit pas.

En revanche, le PSV développe quelques contre-attaques qui trouve un Hiard ou un Cazes très vigilant. Un dernier coup-franc de Papi (73e) et un ultime rush de Krimau et Papi qui fait trembler les filets, mais de l’extérieur. Finalement, les vingt-deux acteurs, maculés de boue, rentraient aux vestiaires sur le score de 0 à 0.