La finale de la coupe de France le 4 Juin 1972

Marseille - Bastia

L'équipe de Bastia,  Finale de coupe de France 1972. Cette photo m'a ete offerte par Jean Raphael Tosi, fils de Jean Claude, numero 3 sur la photo

 

La fougue bastiaise n’a pas franchi la Méditerranée

 

Le début de championnat 1971-1972 de Bastia n’autorisait pas davantage ses supporters à faire preuve d’optimisme et puis il a suffit de l’arrivée d’un nouvel entraîneur en novembre 1971, Pierre Cahuzac à la place de Jean Vincent, pour qu’une véritable métamorphose se produise.
Les insulaires deviennent redoutables (Marseille est battu deux fois), ils effectuent un remarquable redressement et triomphent de tous les obstacles que la coupe leur a dressé.

Le parcours de Bastia :
A Toulouse : Bastia - Mont de Marsan 1-0
A Sète : Bastia - Martigues 2-1
Ajaccio - Bastia 0-2 et 0-0
Avignon - Bastia 0-1 et 0-1
Bastia - Lens 3-0 et 0-2

 

 Les équipes :

Marseille :
Carnus - Lopez, Bosquier, Zvunka, Kula - Novi, Gress - Magnusson, Bonnel puis Hodoul (à la 75ème min), Skoblar, Couécou.
Entraîneur : Zatelli

Bastia :
Pantelic - Mosa, Luccini, Savkovic, Tosi - Dogliani, Calmettes - Kanyan, Felix, Franceschetti, Giordani puis Papi (à la 75ème min). Entraîneur : Cahuzac

 

Pour cette finale, les Corses ont, pour atout majeur, leur enthousiasme qui sera soutenu pour ne pas dire sublimé par la cohorte tonitruante de tous leurs supporters. De plus, ce match inaugure le nouveau Parc des Princes.


Le premier quart d’heure de la rencontre est le plus intéressant. Mais Couécou, en ouvrant la marque à la 15e minute, a en quelque sorte tué le match.
Sur une percée de Skoblar sur l’aile gauche, pousuivie par une passe en retrait de Kula puis à une transversale qui aboutit à Magnusson sur l’aile droite.
Magnusson, après une série de feinte dont il a le secret, effectue un centre parfait que Couécou posté au premier poteau dévie dans les filets corses (Marseille 1- Bastia 0).

Ensuite, les Bastiais s’organisent en durcissant le jeu et empoisonnent la vie des marseillais.
A la 18e minute, Bosquier supplée sur sa ligne de but son gardien Carnus un envoi de Franceschetti suite à un corner tiré de la gauche.

A la 56e, Kanyan, qui va droit au but, est abattu à l’entrée de la surface.

A la 68e, un tir de Giordani est détourné par Bosquier, la ballon passant au ras du poteau.

A la 72e, Magnusson, grâce à un nouveau numéro, adresse un centre impeccable à Skoblar qui mollement de la tête trompe Pantelic et ruine définitivement les espoirs corses (Marseille 2- Bastia 0).

Les Marseillais gèlent le ballon et le font tourner même si à 5 minute de la fin, Franceschetti, à la suite d’un coût-franc motivé par une faute de Gress sur Papi et tiré par Calmettes, reprend de la tête et établit la marque définitivement (Marseille 2- Bastia 1).

Marseille remporte son premier doublé de l’histoire et le président Bastiais, M. Lorenzi, passe son écharpe bleu et blanc autour du cou du Président de la République Georges Pompidou.

Le jeu n’a pas atteint une qualité exceptionnelle. Les Bastiais ne furent jamais capable de semer le doute dans les rangs de leurs adversaires en imposant par exemple une cadence de jeu supérieure à celle volontairement lente à laquelle les Provençaux conduisent les opérations.


L’entraîneur Pierre Cahuzac donne ses dernières consignes à Furiani avant la finale

 


Calmettes face à Magnusson

 


Le premier but marseillais de Couécou

 


Skoblar au milieu de la défense bastiaise

 

 


Franceschetti, capitaine et auteur du but bastiais face à Hodoul

 

 


La coupe aux marseillais