LA.S Saint-Etienne se prépare au doublé et na perdu quune seule finale en 1960 contre Monaco sur les sept quelle a disputée.
Mais les Bastiais ont promis de faire tout ce quil est humainement possible pour conquérir cette coupe qui leur a échappé en 1972.
Poussés par leur entraîneur Redin «Ne faites aucun complexe. Soyez vous-mêmes. Répétez-vous que notre équipe est actuellement capable de jouer le match qui convient pour remporter cette finale».
François Mitterand, qui vient dêtre élu président de la République, assiste à sa première finale.
Il fait chaud dans le Parc des Princes, les supporters verts et bleus donnent une couleur vive à lévènement.
Le premier tournant de cette finale est la blessure de Gardon qui va désorganiser la défense stéphanoise dès la 17e minute. Léquipe corse prend la finale à son compte, manifestant une fraîcheur physique supérieure à son adversaire, elle joue de mieux en mieux et se traduit par des gestes techniques brillants et des actions poussées à leur terme.
A la 29e minute, une action Milla-Henry permet au premier de centrer devant la cage stéphanoise, Marcialis arrivant trop tard.
Une minute plus tard, une frappe de Cazes, sollicité par Lacuesta, percute le poteau de Castaneda.
Bastia concrétise sa domination en début de deuxième mi-temps. Parti de laile droite, Marcialis rentre en dribble dans la défense stéphanoise et, lorsque Castaneda sort, déclenche un tir surprenant de soudaineté et de fulgurance : le ballon frappe lintérieur du poteau opposé et rentre (Bastia : 1 - Saint-Etienne : 0).
Huit minutes plus tard, Milla, parti à la limite du hors-jeu, efface en deux dribbles les défenseurs et Castaneda, attend avec sang-froid que Janvion se replace et, de lintérieur du pied inscrit le but :
(Bastia : 2 - Saint-Etienne : 0).
Un supporter bastiais sécrie :
« Monsieur, je suis sûr que, du haut de la Tour Eiffel, on voit la Corse en feu ».
Saint-Etienne réagit et obtient un penalty transformé par Santini (72e) pour une faute de Lacuesta sur Zimako
(Bastia 2- Saint-Etienne : 1).
Cétait, toutes proportions gardées, en force et en pureté, comme lorsque le Brésil remportait la Coupe du Monde.
Saint-Etienne recherche légalisation et jusquau dernier moment, Bastia tremble même si Henry tire sur le poteau.
Pour clore cette finale superbe, cette finale en verve, les Corses font la fête dans un Parc des Princes ébloui.
Cest tout le peuple corse, à lévidence qui a touché, caressé la Coupe de France lorsque François Mitterand la remise à Paul Marchioni. |