|
Drame à Furiani
Le 5 mai 1992
Comme un château de cartes, le tiers supérieur de la tribune provisoire s'est écroulé !
4 200 personnes sont tombés dans le vide, et ont fait une chute de plus de quinze métres.
Dans l'enchevêtrement des structures métalliques gisent des dizaines de supporters ensanglantés. Chacun tente de se rendre utile et leur porter secours.
Malgré la panique générale, des spectateurs, mais aussi des joueurs des deux équipes libèrent les grilles en les arrachant à mains nues pour dégager les victimes prisonnières de l'amas de ferraille.
|
|
 |
 |
Les secours s'organisent, des centaines de bénévoles transportent les blessés sur la pelouse transformée en hôpital de fortune. Pompiers, SAMU, CRS et policiers sont mobilisés, pour ce qui deviendra une des plus grandes opérations de sauvetage depuis la seconde guerre mondiale. |
A 1h du matin, un plan rouge est déclenché par le préfet des Bouches du Rhône.
Et pendant toute la nuit, c'est un véritable pont aérien médical qui est établi entre la Corse et le continent pour évacuer les blessés vers les hôpitaux de Nice ou de Marseille. D'abord grâce à l'armée et une douzaine d'hélicoptères médicalisés et avec la collaboration de l'aviation civile.
Et pendant toute la nuit, c'est un véritable pont aérien médical qui est établi entre la Corse et le continent pour évacuer les blessés vers les hôpitaux de Nice ou de Marseille. D'abord grâce à l'armée et une douzaine d'hélicoptères médicalisés et avec la collaboration de l'aviation civile.
|
A 7 heure du matin, le dernier blessé était hospitalisé.
Le préfet de Haute Corse soulignera qu'en 3/4h, toutes les victimes qui étaient sous les décombres ont été dégagées.
Frédéric n'avait jamais raté un match de son Sporting adoré jusqu'à ce que survienne le drame. Cet ancien chauffeur de car, a été grièvement blessé à Furiani :
"Le jour du match, j'avais comme d'habitude pris un billet dans la tribune est, mais lorsque je suis arrivé au stade, elle était bondée et l'on nous a dirigé, moi et mes amis du quartier Montesoro, vers la tribune Nord... "
Le directeur du SAMU des Bouches du Rhône témoigne que : "Depuis le bombardement de mai 44, les hôpitaux marseillais n'ont sans doute jamais eu à gérer un tel afflux de victimes"
|
C'est une hallucinante série d'erreurs criminelles que dressera la commission d'enquête mandatée par le premier ministre sert de support à la compréhension du drame de Bastia.
Premier responsable, la société Sud Tribune.
Les gradins ont été construits sans plans préalables, ni notes de calculs et qui plus est, terminés à la hâte avec les moyens de bord, sans se soucier de la tragédie qui se tramait ; ne regardant que les intérêts. Cette tribune ne pouvait que s'effondrer. |
 |
Avec la tribune nord de Furiani, C'est le rêve de toute la jeunesse bastiaise qui s'est écroulé. Dans le même séisme, un rêve est en miette, réduit à néant pour les trois cents jeunes footballeurs du club, qui croyaient devenir, demain, un Papi, un Olmetta. Qui s'identifiaient à ceux qui ont crée le mythe du Sporting.
Pour les milliers de supporters que le club Corse compte sur l'île (100 000 entrées par an à Furiani) le rêve est également brisé.
Rarement, un peuple a communié aussi étroitement avec son équipe. Une osmose renforcée par des liens de sang et de race.
Le Sporting, c'est l'honneur de la Corse, la chair des insulaires.
Une famille corse sur cent a été touché par ce drame.
La France a les yeux tournes vers la Corse ! elle s'étonne de l'état de délabrement de Furiani, de notre île.
Mais regardez donc nos routes, nos ponts, et trouvez vous normal que nous mettions près de trois heures pour effectuer les 150 km qui relient Bastia à Ajaccio ?
18 morts et 2357 blessés
Prix des places dans cette tribune : 300 à 500F
Le préfet a été remplacé le 13 mai 1992 : 8 jours après la catastrophe.
|
|
 |
Des billets pour l'envie !
Pas des billets pour la vie !
|
|