A Bastia, il suffit d'une Coupe d'Europe pour remp1ir le trop exigü stade de Furiani. Même quand le prix des places (70 F minimum) défie toute concurrence. Mais les dirigeants bastiais, tout en cherchant à rentrer dans leurs frais, voulaient offrir à leurs fidèles ce deuxième tour de la Coupe de l'U.E.F.A. « 70 francs. c'est dur ! Eh bé ! C'est pas tous les ans la Coupe d'Europe à Bastia! ».
Toussaint Panzani en a eu pour son argent, au moins sur le plan de l'émotion et du suspense. Car à une minute du coup de sifflet final, les deux équipes comptaient chacune un but à leur actif mais celui de Newcastle valait deux fois celui de Bastia. Et c'est à l'heure où les spectateurs commençaient de quitter amèrement le stade que Papi glissa entre les .iambes de l'excellent Hardwick le ballon d'une victoire mérité (à la 89ème minute) (2-1).
Les Bastiais sont rentrés trop tard dans le match. Ils abandonnèrent aux Anglais le monopole des initiatives, très vite concrétisées par un but de Cannell sur une déviation de Barrowclough (8ème minute) (2-1).
Il fallut attendre la vingt-quatrième minute pour voir enfin les Bastiais se créer une réelle ,occasion de but et la seconde mi-temps pour voir Papi, très en veine. Egaliser (51ème minute) (2-1).
Mais comme le disait justement l'entraîneur Richard Dinnis à l'issue de la rencontre: « Nous n'en sommes encore qu'à la première mi-temps. A Newcastle, la défense bastiaise souffrira ». Au vu de la production anglaise sur l'île de Beauté, personne n'en doutait.