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1939-1945
1945-2001
Carte
de 1573
Carte
de 1732
Carte
de 1740

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La
Corse de 1945 à 2001
sous
la IVème et Vème république
En
1951,
la loi Deixonne permet
l'enseignement des langues
régionales mais la langue
Corse n'est pas reconnue
comme étant une langue
régionale et ne peut donc
être enseignée.
Après
la guerre, la France perd
ses colonies , les unes
après les autres.
En
1957 L'état français crée
pour la Corse, et donc
pour les Corses (trés
certainement), la SOMIVAC
et la SETCO.
La
SOMIVAC
est une société d'économie
mixte pour la mise en
valeur de la Corse. Elle
transforme la côte en
défrichant trois mille
hectares de maquis et
viabilise la plaine orientale
par des travaux d'irrigation.
Ces terres sont découpées
en lots et cédées aux
agriculteurs rapatriés
d'Afrique du nord. Les
Corses ne sont pas contents.
La
SETCO
a été créee pour le développement
touristique. Le tourisme
ne profite pas aux Corses,
mais aux promoteurs immobiliers.
En
1960, à Paris, est créee
la revue Union Corse et,
en 1961, l'Union des étudiants
corses. En 1962, l'Union
nationale des étudiants
corses (UNEC) est fondée
à Vivariu.
1964
les frères Edmond et Max
Siméoni créent le CEDIC
(comité d'étude et de
défense des intérêts de
la Corse), ils font paraître,
en 1966, Arriti (debout),
premier hebdomadaire nationaliste,
puis, crée, en 1967, l'ARC
(action régionaliste corse).
Entre 1962 et
1968, quinze
à vingt mille rapatriés
d'Afrique du Nord s'installent
dans l'île et pratiquent
la viticulture et l'arboriculture
de production. Ils bénéficient
d'importantes aides financières
et voient, rapidement,
leurs affaires prospérer.
La SOMIVAC
est à juste titre, la
cible de critiques multiples.
D'abord, elle a trop privilégié
les Pieds-Noirs au dépend
des jeunes corses. Tandis
qu'elle apporte son aide
à 250 grandes exploitations
côtières, dont beaucoup
appartiennent à des non
corses, près de 500 petites
propriétés sont abandonnées
par des Corses de l'intérieur.
La SOMIVAC a toléré la
monoculture de la vigne
où s'engagent des spéculateurs
sans scrupules qui discréditent,
par leurs pratiques frauduleuses,
le vin corse de qualité,
dont la conséquence sera
l'occupation, en 1975,
d'une cave viticole à
Aléria.
Parallèlement, le nationalisme
corse fait son apparition
et commence à se manifester
bruyamment.
Là, on sent bien que les
corses n'ont plus envie
de se laisser faire.
En 1973,
les mouvements se corsifient,
le FRC devient le Partitu
di u populu corsu et l'ARC,
l'Azzione per a minascita
corsa.
A cette époque, on ne
demandait plus l'ouverture
de l'université de Corte,
mais on l'exigeait, les
corses aussi ont droit
à l'instruction !.
En 1973
le
parti FPCL
(Frontu paesanu Corsu
Di Libérazione) est crée
dans le sud de la Corse.
le 22 mars 1974 le
parti GP (ghustizia
Paolina) est crée.
De 1967 à 1975,
les menées activistes
(plasticages, campagne
d'abstention, manifestations
contre les boues rouges,
inscriptions sur les panneaux
de signalisation routières
et sur les murs : I Pedi-Negri
fora et I Francesi fora)
sont le fait, principalement,
de l'ARC.
L'île
est dans un état d'isolement
et de retards techniques
considérables :
-
Peu de routes,
- des communications
difficiles et coûteuses
avec le continent,
- des installations
sanitaires médiocres,
- une carte scolaire
déplorable
- pas d'université....
Le
21 août 1975,
une cinquantaine de militants
de l'ARC investissent
la cave vinicole d'un
pied-noir à Aléria.
Ils veulent juste dénoncer,
ceux, qu'ils qualifient
de colons escrocs, et
les spéculateurs pratiquant
la chaptalisation et obtenir
la saisie de leur vigne
et de leurs caves, pour
les redistribuer aux jeunes
ruraux corses les plus
déshérités.

Le
docteur E Siméoni
soigne un membre
du commando
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La
cave vinicole d'Aléria,
occupée en
août 1975,
par Edmond Simeoni
et les militants
de l'A.R.C
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Le
22 août
1975,
mille deux cents gendarmes
et C.R.S venues du continent,
sur ordre du ministre
de l'intérieur, (mesure
disproportionnée ! ...),
cernent les bâtiments.
Pendant l'assaut, deux
gendarmes sont tués et
un militant est gravement
blessé. Edmond Siméoni
se constitue prisonnier
et il est déféré devant
la cour de sûreté de l'état.
Il
sera condamné le
22 juin 1976 à cinq
ans de prison dont
deux avec sursis.
D'importantes émeutes
nocturnes ont lieu
à Bastia entre le
23 et le
26 août 1975 appelées
les Nuits Bleues,
Monsieur Poniatowski,
ministre de l'intérieur,
envoie les blindés
sur Bastia.
Le
27 août
1975, l'ARC
est dissoute et
renaîtra, le 4 mai
1976, sous le sigle
APC (association
des patriotes corses)
puis se transforme
en juillet 1977
en Union di u populu
corsu (UPC). |

ALERIA,
LE 22 AOUT 1975.
Les gendarmes (Gardes
Mobiles =GM) à
l'assaut de la Cave
Coopérative
où se sont
retranchés
avec leur leader
E. Simeoni les membres
d'un commando de
l'A.R.C. (Action
pour la renaissance
de la Corse).
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Le
5 mai 1976,
de jeunes nationalistes
du Cap Corse créent le
FLNC (Front de libération
nationale de la Corse),
il est la fusion du
FPCL et du GP..
Pendant que l'UPC se cantonne
dans la voie de revendications
nationalistes par des
actions non violentes,
les actions du FLNC vont
être spectaculaires et
symboliques : destruction
d'un avion d'Air France
(1976) ; dynamitage du
relais de télévision bastiais
(1977) ; etc.) et va entraîner
sa dissolution par le
gouvernement français
en août 1982.
La
loi du 5 juillet
1972 sépare la
Corse de la région Provence
Côtes d'Azur et l'érige
en région et celle du
15 mai 1975
la divise en deux départements
: la Corse-du-Sud (Ajaccio)
et la Haute-Corse (Bastia).
En
1972, le Parc
naturel régional est créé
sur 150 000 ha.
Grâce
à la prolifération de
cours sauvages de langue
corse, et à la fondation
en 1972 de la fédération
culturelle Scola Corsa
et à l'énergique campagne
qu'elle mène, les pouvoirs
publics accordent à la
langue corse le statut
de langue régionale le
16 janvier 1974
par décret. L'application
de la loi Deixonne de
1951, relative à l'enseignement
des langues régionales,
permet enfin l'enseignement
de la langue corse et
lui permet aussi d'être
une option facultative
au baccalauréat.
En
1980
L'université de Corte
est enfin réouverte, elle
dispense des enseignements
de lettres et langues,
dont un DEUG de Corse,
de sciences et techniques
et de droit et sciences
économiques.
Les
lois du 2 mars
et 30 juillet 1982
institue un statut particulier
de la région Corse et
la première assemblée
de Corse est élue au suffrage
universel direct le 8
août 1982.
Ce sont les élections
successives à l'assemblée
de Corse, depuis 1982,
qui introduisent légalement
les autonomistes et indépendantistes
dans la vie politique.
Sur 61 conseillers, les
nationalistes obtiennent
8 élus en 1982, 6 élus
en 1984, 3 élus en 1987
et 13 élus en 1992. Deux
fractions apparaissent
: les modérés avec l'UPC,
le MPA (mouvement pour
l'autodétermination) créé
en 1983 et le FLNC "canal
habituel" et les
plus radicaux, le FLNC
"canal historique",
A Cuncolta Naziunalista
et Resistenza qui revendiquent
de nombreux attentats.
De
profondes divisions entraînent
une guerre fratricide
entre chefs nationalistes
jusqu'à aujourd'hui. 
Le
6 février 1998,
le préfet Erignac est
assassiné.
En
en 1999, le préfet Bonnet
est discrédité par l'affaire
de l'incendie de la paillote
"chez Francis".
En août 2000,
le premier ministre Lionel
Jospin propose un nouveau
statut pour la Corse connu
sous le nom de processus
de Matignon qui est voté
par l'assemblée national
le 4 décembre 2001.
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